jeudi 1 novembre 2012

Jour des Morts à Saint-Maur



Aujourd’hui nous honorons nos nombreux Saints,
Et demain le deux, nos innombrables Morts.
Quoi de plus sain, de plus mort que Saint-Maur
Pour aller célébrer dignement ce jour saint ?

Près les sombres Fossés, autour des sycomores
En lesquels les vieux morts, les pauvres morts succincts,
Mollement avachis sur leurs durs traversins,
Claquent des maxillaires quand ils se remémorent

L’envers du Vieux Décor, avec son tain malsain
Qui flatte l’œil éteint des divers Matamores :
Les Noirs assassins, et les essaims de Maures,
Les antiques putains et leurs mâles porcins.

Et c’est pour tout cela, que la Fête des Morts
Au rebours de sa sœur, joyeuse, la Toussaint
Qui danse la capucine au son du clavecin,
N’est pas un jour chômé… sauf pour le croque-mort.

21 commentaires:

zig a dit…

très belle poésie l'abbé avec saint maur des fossés peut être avez vous des mort que vous aimiez au cimetière de râblais ou de la pie ? je suis un ancien saint maurien j'y ais passer toute mon enfance cette poésie est très jolie merci a vous !

orfeenix a dit…

Cette danse macabre est rythmée en diable et teintée d' humour noir dans la tradition médiévale, merci, voilà qui met de bonne humeur avant la visite au cimetière!

Antan a dit…

Qu'en hendécasyllabes majeurs ces choses sont bien écrites l'Abbé.
J'aime beaucoup le dernier quatrain.
Brassens ne l'aurait pas renié.

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Moi je dirai hendécasyllabes boiteux. Quoi qu’il en soit, merci à tous pour votre indulgence

orfeenix a dit…

J' ai reçu votre recueil et je le recommande à tous les amoureux de la poésie véritable, il est fort et profond comme les sentiments d' autrefois, merci pour ces fleurs du mal automnales.

esprit-i-monde a dit…

La poésie "véritable"!.. MIam-miam, glou-glou, cul-cul... m'amuse bien.

orfeenix a dit…

Dites donc Nocif, qu' est ce donc que cette ironie? J' appelle poésie véritable l' alliance entre la musicalité, l' esthétique des sonorités, la richesse du vocabulaire, avec la profondeur du sens, la puissance des émotions, ce que j' oppose à la prose rimée ou au délire verbal sans queue ni tête que l' on croise si souvent actuellement.Vos onomatopées me semblent donc incongrrrrues et superfffflues. Vous m' aviez habituée à plus de courtoisie...

L'abbé Tymon de Quimonte a dit…

Merci Orfeenix...
Ne vous mettez pas en peine avec notre Nocif, il est cô ça, d’humeur changeante. Là il nous fait une poussée de gâtisme aiguë.
(À moins que ce ne soit cette vieille rancune, une fois,contre les poètes en général depuis "Pauvre Belgique" de Charles.)

Anonyme a dit…

pan! pan ! cul! cul! pour tes onomatopées h! hi! zig rions un peu !

esprit-i-monde a dit…

Non?.. juste une blague (synthèse de vacances communes sur carte postale). Mais, il est vrai que certaines formes ou contenu poétiques m'indiffèrent... Ici en ce haut lieu vibratoire n'est pas le cas.
Bien en vous.

esprit-i-monde a dit…

Je lis seulement votre dernier msg orfeenix... je m'y attendais (cette réactivité des mauvais contres-poils;)).
Juste un peu d'huile sur le feu, des oursins dans le caviar...
Mes humeur sont stables l'abbé. Mes scribouilleries ne représentent pas mon morale... sans quoi j'aurais claqué la porte de ce monde depuis belle lurette.


esprit-i-monde a dit…

Et "crénom!.." n'est-ce pas l'abbé.

esprit-i-monde a dit…

Par contre ceci m'amuse beaucoup:
On n'a jamais connu de race si baroque
Que ces Belges. Devant le joli, le charmant,
Ils roulent de gros yeux et grognent sourdement.
Tout ce qui réjouit nos coeurs mortels les choque.

Dites un mot plaisant, et leur oeil devient gris
Et terne comme l'oeil d'un poisson qu'on fait frire;
Une histoire touchante, ils éclatent de rire,
Pour faire voir qu'ils ont parfaitement compris.

Comme l'esprit, ils ont en horreur les lumières;
Parfois, sous la clarté calme du firmament,
J'en ai vu, qui rongés d'un bizarre tourment,

Dans l'horreur de la fange et du vomissement,
Et gorgés jusqu'aux dents de genièvre et de bières,
Aboyaient à la Lune, assis sur leurs derrières. »

esprit-i-monde a dit…

Cette vidéo: http://www.idwigstephane.eu/pauvreB.html

orfeenix a dit…

Je vous aime bien Nocif, mais tout de même soyez gentil de ne plus jouer au juke-box dans la fente duquel il suffit de mettre une pièce pour qu' il pousse une gueulante...

esprit-i-monde a dit…

Il est suffisant de m'aimer "bien". Juré je cesse de titiller la fente des jeux de hasard... rien que pour vous orfeenix.

Antan a dit…

Cher Abbé,
Pourquoi donc vos billets dérivent-ils parfois en scènes de ménage entre autres ?
Je m'en tiendrai juste à cette interrogation.

orfeenix a dit…

Et en plus Madame Sans Gêne va se permettre de répondre...L' abbé a la condescendance d' héberger une de ces petites choses frivoles , capricieuses et fantasques qu' on appelle une femme et avec lesquelles la communication n' est pas la même qu' entre hommes maîtres de leurs nerfs et soucieux d' objectivité intellectuelle, mais ne vous inquiétez pas, la mégère est apprivoisée par des gens qu' elle cotoie depuis trois ans maintenant. En revanche votre morale pisse- vinaigre commence à m' agacer, on peut digresser et polémiquer sur un blog riche et ouvert, on n' est pas chez Ardisson. Je ne vous juge pas moi, j' ai compris que vous estimiez notre hôte et cela me suffit comme laisser passer, faites en autant.

Antan a dit…

Si ce commentaire est à mon adresse, vous avez tout faux.
Mais vous ne pouvez pouvez pas le savoir.

orfeenix a dit…

Il est en effet à votre adresse et je veux bien reconnaître mes torts, vous ne pouvez pas non plus deviner que je suis très susceptible et que je me suis pris l' expression " scène de ménage" en pleine poire, n' en parlons plus, j' ai quelques intuitions sur votre valeur.

Antan a dit…

Je ne me formalise pas du tout pour votre commentaire défavorable à mon égard. Il y a toujours une raison à cela et c'est vrai que j'ai tendance à plaisanter souvent ce qui peut déranger.
Désolé d'avoir écorné votre susceptibilité mais c'était vraiment sans intention d'être désagréable.
Et comme vous le dites, n'en parlons plus.