mercredi 5 juin 2013

L'enigme de Félix Lechat

Philistine : Félix Lechat, qui êtes vous, d'où venez vous, où allez vous ?


Félix : 

Je suis venu, jeune Trouvère,
Frapper aux battants des portes,
Des débitants en lettres mortes : 
Ils ne m’ont pas même entrouvert.

Plus tard les tarifs inédits  
De trafics plus ou moins infâmes,
M’ont fait trouver chères les femmes :
Elles ne m’ont pas fait de crédit.

Bien que marcionnite et sans foi
Pour le démiurge du grégaire,
Je l'ai prié comme naguère :
Le dieu n’a pas daigné de moi.

Suis-je un félibre ou un hélix
Rampant sous les huées du monde ?
Ô vous tous, qui fêtez l'Immonde :
Ployez sous le faix du Félix !

Philistine : Ces pastiches ne nous mèneront nulle part ! 
Dites nous plutôt d’où vous vient cette misogynie nauséabonde.

Félix : Quelle misogynie ?

Philistine : Vous ne nierez pas que vous êtes un auteur misogyne ?

Félix : Tiens vous ne dîtes plus « en fait » à tout bout de champ ?

Philistine : En fait non.

Félix : Bon. 
 Si j’étais l’auteur d’un peu de misogynie (nécessaire en ces temps menstruels) cela me suffirait grandement. Mais l'observation impartiale me contraint davantage à la misanthropie qu'à la douce-amère misogynie : les deux babouins se valent, ils sont bien assortis.   
« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange... » Alfred de Musset

Philistine : En fait, vous en avez aussi après vos machos congénères ?

Félix : Il faut tout de même être un petit peu réaliste : sans la passivité, voire la complaisance de la majorité de la gent couillue, et couillonnée, le féminisme vagissant n’aurait pas pu conquérir les positions politiques de premier plan qu’il occupe présentement : prenez le gender par exemple, de nombreux féministes bodybuildés, "hétérosexuels" mâles se font les fourriers de cette insanité, mortelle à l’intelligence.
La sycophanterie d’état belkaco-taubirouto-fourrestière ne vit et sévit que sous l’aile protectrice de l’Aigle Royal Flamby, ennemi déclaré il est vrai du "monde de la finance", c’est à dire des mâles actuellement dominants.

Philistine : En fait, vous avez écrit dans Fragrans Feminae : « Les féministes sont conscientes de la même chose que Flaubert qui écrivait : "La femme est un pur produit de l’homme. Dieu a créé la femelle, et l’homme a fait la femme. Elle est le résultat de la civilisation, une œuvre factice". Elles ont entreprit la destruction méthodique de cette « œuvre factice » peaufinée par les siècles. »
N’ont-elles pas eu raison dans ce cas ? 

Félix : À condition que cette destruction ouvrît sur un type féminin supérieur, une « sur-femme ». Or ce n’est pas le cas, la femme dégénère, le féminisme triomphant est une « déféminisation », et par là une femellisation de la femme.
Le féminisme n’est pas « la volonté de puissance féminine » en acte, son but véritable est de dompter la virilité, la mettre en ergastule, en finir avec la pensée rationnelle et le mâle blanc véhicule. Le féminisme n’est absolument pas l’adversaire résolu de la domination des mâles actuellement dominants, mais de celle d’Aristote, de Saint Augustin, de Descartes, de Baudelaire, de Shakespeare, etc…


Philistine : En fait, ceux que les féministes américaines nomment les Dead White European Males !

Félix : C'est cela.
On n'a pas pris conscience je crois, à quel point notre cloaque post-moderne est un crachat collectif sur les hommes anciens. Sur l’antique et immémoriale humanité avant nous. 

Philistine : Alors réactionnaire monsieur Lechat ?

Félix : Il faudrait s'entendre sur les mots...

Philistine : ...contre-révolutionnaire, anti moderne !

Félix : Ce n'est pas la même chose.
Je pense que le Monde Ancien était plus moderne, du moins contenait en puissance beaucoup plus de ’modernité’ que notre temps ; l’épée, le sceptre, la fusée, phallus dressés vers les étoiles...
Le monde industriel et scientifique, l’atome, la conquête spatiale, exige la rigueur et l’ordre. A contrario le monde post-moderne retourne aux religiosités, aux écoulements de moraline la plus macérée de la gynocratie des origines. On le sait, le Matriarcat était bâti sur l’ignorance du rôle du mâle dans la procréation, et cette ignorance engendrait la déification du principe femelle. Ainsi de nous.
C’est la période ouverte par la révolution du néolithique qui se clôt, ainsi la post-humanité accomplit une Révolution totale en retournant au chaos, à la promiscuité et à la pensée magique des lointaines et simiennes origines.


Philistine : En fait, retour à l'enfance alors ! Finalement peut-être sera-ce un nouveau progrès ? 

Félix : Oh certainement, comme la sénilité, sorte de retour à l’enfance, est un progrès, qui vient en quelque sorte parachever la maturité, la couronnant de sa royauté ramollie et trémmulante.
Notre époque opaque, amnésique, puérile, agitée, libidineuse et pleine de confusion, sent mauvais et fait sous elle : les excréments de sa sous-culture s’appellent féminisme, gender, etc., tout ce que le ramas petit-bourgeois content-pour-rien prise en ouvrant ses narines.
Tout n’est qu’une question d’odorat. 


Extrait de l'entretien réalisé pour la revue Kali-Yuga par Mlle Philistine Stringulat.


86 commentaires:

Brebis Gall a dit…

Je ne connaissais pas ce mot de Musset, mais c'est exactement ce que je pense, je le dis plus brièvement :"les hommes sont des lâches, et les femmes des garces", pour la plupart...

Brebis Gall a dit…

PS : virgule entre femmes et garces.

orfeenix a dit…

Cela s' appelle le péché originel. L' espoir n' est pas non plus chez les enfants ni chez les vieux, je suis bien placée pour le savoir ayant été fille de salle en geriâtrie et instit en petite section.L' espoir est dans quelques individus d' exception, lucides , drôles , mélancoliques et talentueux, peut être ce qui vous rassemble ici messieurs.

Anonyme a dit…

Monsieur l'abbé, vous avez oublié la fin de la citation de Musset. Il n'y a point de "suspension" après fange, ce qui laisse vos lecteurs dans le doute et apporte de l'eau au moulin de Brebis Gall qui ne connaissait pas ces mots de Musset, mais un point Virgule qui annonce la suite :

" mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux." A. de Musset

Ce n'est pas ce passage que Musset a emprunté à Georges Sand mais la suite;
"On est souvent trompé (e) en amour, souvent blessé (e) et souvent malheureux, mais on aime, et quand on est sur le bord de la tombe, on se retourne pour regarder en arrière et l'on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé(e) quelques fois mais j'ai aimé.
C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil, et mon ennui."
Je crains l'abbé que tout au long de votre vie ces sentiments vous aient été étrangers.
Tonk aurait pu vous dire cela maintenant... peut-être? mais pas il y a deux ans.
Quand à lui, quand à nous, honneur et morale n'ont jamais failli.
Tonk avait un sens de l'honneur et de l'amitié que je n'ai rencontré chez personne d'autre avant lui. Flexibilité sur tout ce que vous voudrez , mais sur le point d'honneur aucune transaction.

A l'heure des bilans vous regretterez moins vos ratés en tout genre que vos infidélités à vos rêves d'évasion. Si toutefois vous en avez eu?

Un mot encore : je suis étonnée que vous ayez lu Musset? Ce n'était pas la tasse de thé de mon Ami.

Pensée compatissante.
Lili

Anonyme a dit…

Bravo Orfeenix pour votre commentaire.
Excusez moi du peu je dois partir travailler.
lili

Anonyme a dit…

À Lili l’anonyme et à feu Tonkin.
Les vraies douleurs sont insondables et n’ont pas d’échelle du type de 1 à 10 pour se faire une idée de leur intensité. De celui qui part après nous avoir habités, part avec lui une part de nous-mêmes. Vain est tout espoir de la récupérer et seul le temps permet de cautériser ce qui nous reste. Mais entre temps, il ne faut pas oublier que lui aussi nous a laissé une part de lui-même, peut-être la meilleur, qu’on doit jalousement et sereinement être préservée. Seul est vraiment mort celui qu’on a tué en nous. Ne tuez rien en vous-même, gardez tout vivant et vivace et vous verrez la douleur se changer en doux souvenirs.
Le Scarabée qui profite d’un répit pour jeter à tout-va mais avec sincérité ses paroles macérées aux creux d’un regard qu’il veut tendre malgré les poussières qui le piquent et que les vents apportent de partout.

Anonyme a dit…

Les trouvères sont de tous les ruisseaux, certains y restent sans jamais atteindre un fleuve ou une rivière et d’autres vont loin, jusqu’aux rivages des mers et des océans ou à leur large en se laissant vogué au gré des courants avec l’espoir ténu de rencontrer une charmante sirène qui leur montrera la route de l’ile au bonheur où tout est à la portée de la main, fruits défendus et muses conciliantes. Et puis viennent à passer quelques flibustiers nonchalants et indécis à la recherche de quelques iles aux trésors et recueillent leurs paroles, leurs mots et le menu fretin de leur destin pour la postérité qu’ils leur disaient, pour la postérité, pour ne pas avoir à s’occuper de leurs sorts.
Le Scarabée. Ps : merde à Félix Lechat pour le 7 mai, jour de dédicaces de ses œuvres.
À Orfeenix. Bagarre ou duel, il y aura, choisissez votre arme. Pour un primitif comme moi, c’est le gourdin.

Anonyme a dit…

Ps : Le scarabée, lire préserver et non être préservée dans à Lili l’anonyme …

orfeenix a dit…

Chère Lili , je vous embrasse avec sympathie, Musset est insupportable et brillant, c' est un faux romantique, je comprends qu' il ait pu agacer votre inoubliable ami qui a eu le bonheur de penser et de vous connaître , ce qui fait qu' on ne le plaint qu' à moitié...
Cher Scarabée, je saurai bien vous désarmer, mais le sept mai de quelle année, car pour celle- ci il est trop tard!

Anonyme a dit…

À Orfeenix et tous.
Le scarabée est un animal d’instinct, il voulait dire le 7 Juin 2013. Comme il est sur les bords superstitieux, et n’aime pas mélanger le 7, le 6 et le 13 de peur de nuire à Félix Lechat, il a certainement préféré se limiter au 7 et le 5, deux chiffre dans la somme fait 12 et renvoient aux 12 apôtres, contrairement au 7 et 6 qui donnent 13. Merci d’avoir relevé la bêtise.
Le scarabée

Anonyme a dit…

Merci chère Orfeenix, émotion à la lecture de vos mots qui m'ont sincèrement touchés au coeur. Je vous embrasse aussi avec sympathie et si j'ai de l'eau dans les yeux c'est qu'il me peut sur le visage. Cet hiver qui n'en finit pas sans doute.

Et à vous aussi anonyme ; comme je l'ai écrit à
esprit-i-monde dans les commentaires du 22 mai: Le temps peut estomper la souffrance mais il n'apporte jamais l'oubli. Heureusement ! je ne veux surtout pas oublier.
Oui bientôt peut-être je connaîtrais la magie noire des souvenirs, mais ils resteront souvenirs.
Merci pour la correction "préserver" je comprends mieux ainsi.

Bien jolie la dernière phrase de scarabée qui semble moins
étourdit qu'il en a l'air.
Dans mon regard juste une pluie d'hiver.
Merci a tous
Bien à vous
lili

esprit-i-monde a dit…

J'ai un faible pour cette alchimie qui relève du tir à l'arc. (vous reconnaitrez évidement)

J'ai bu du Waterman et j'ai bouffé Littré
Et je repousse du goulot de la syntaxe
A faire se pâmer les précieux à l'arrêt
La phrase m'a poussé au ventre comme un axe

J'ai fait un bail de trois six neuf aux adjectifs
Qui viennent se dorer le mou à ma lanterne
Et j'ai joué au casino les subjonctifs
La chemise à Claudel et les cons dits "modernes"

Syndiqué de la solitude
Museau qui dévore du couic
Sédentaire des longitudes
Phosphaté des dieux chair à flic
Colis en souffrance à la veine
Remords de la Légion d'honneur
Tumeur de la fonction urbaine
Don Quichotte du crève-coeur

Poète, vos papiers!
Poète, Papier!

PC a dit…

Nocif ! Je lisais justement hier soir le recueil de Léo Ferré "Poètes... vos papiers !" qui vient de reparaître aux éditions Points en pensant à la petite communauté de ce blog. En voici un qui aurait pu figurer dans Spleen & Strings :

Les pisseuses

Accroupies sur le trône où mon sceptre est bouffon
Elles sont là languissamment le rein tragique
A sourdre vaguement une urine publique
Les yeux perdus les mains figées à leurs jupons

Et tandis que parmi tant de frêles linons
S'ébroue monsieur Pipi en un jet despotique
La tête se vidant ainsi que la barrique
Elles ne pensent rien et tirent le cordon

Quand je surprends mon coeur à chercher sa pâture
Je songe malgré moi à ces poses obscures
Que prendra ma victime au fond des cabinets

Et pendant que j'attends comme un con au vestiaire
Je raisonne ma hargne et n'y puis rien changer
Tout comme le curé qui bouffe son bréviaire

PC a dit…

Un autre :

A un prochain cadavre

La vermine déjà te guette et se pourlèche
Dans son fauteuil d'orchestre elle assiste au décès
De ton arlequinade et déguste à longs traits
L'eau sale qui croupit dans ta viande qui sèche

Tu sens mauvais de l'âme et la vie qui te lèche
T'amidonne le teint et prépare l'engrais
Qui bientôt fumera la fosse de laquais
Où l'on te répandra comme une merde fraîche

Alors prenant au col la détestable nuit
Tu feras ta dernière émission sans un bruit
Un pet horizontal bouclant le générique

Et l'onde amalgamant le son et le fumet
Auditeurs malgré eux de tes neuves musiques
Les morts incommodés se boucheront le nez

PC a dit…

@Lili

La meilleure phrase sur ce fil est de vous et bien qu'elle ne me soit pas destinée je tâcherai de me la rappeler face à mes velléités :

"A l'heure des bilans vous regretterez moins vos ratés en tout genre que vos infidélités à vos rêves d'évasion"

Bonne philosophie !

PC a dit…

Désolé pour ma maladresse, "A un prochain cadavre" me rappelait ce billet http://petitimmonde.blogspot.fr/2012/08/border-line.html

Je voyais d'abord dans cette mise en garde une menace implicite, mais à la relecture cet homme que Léo ne portait manifestement pas dans son coeur va mourir de vieillesse (la vie qui te lèche t'amidonne le teint...)

Bon j'arrête de faire mon Nocif !

esprit-i-monde a dit…

La synchronicité, PC. ;

esprit-i-monde a dit…

Justement se trouve une prise de bon sens... pour éviter "à l'avenir" les ratés en tous genres.

http://esprit-i-monde.over-blog.com/article-un-bon-pote-118307727.html

Anonyme a dit…

A Orfeenix,
Moi aussi ai fait une erreur d'écriture, SVP remplacez "peu" dans la phrase par pleut. Pas une étourderie, il pleuvait fort et j'avais oublié de mettre les essuies glaces.

A esprit-i-monde.
Oh vous savez ce cher Léo, n'était pas si pur dans ses idées qu'il n'y paraissait, au début peut-être, ensuite fait surtout son fond de commerce avec ses idéees, (comme tant d'autres...)
d'ou il touchait ses Royalty depuis son château en Toscane. Un brin cabotin parfois même, peut-être? Aie! je vais m'attirer ici le foudres des lecteurs c'est pourtant une inconditionnelle de Léo qui vous le dit.

A PC.
D'abord merci, ensuite : "A un prochain cadavre" était assez mal venue.

Dieu, que tout cela est nocif!

Tonkin m'avait prévenue "ne vous aventurez pas trop sur ces chemins... creux,
vous risquez de tomber dans la Mer Dangereuse voire d'Indifférence.
Moi j'ai préféré avec Tonk un Voyage à la Carte, de Tendre sur Inclination à Tendre sur Estime à la recherche des Terres Inconnues.

A l'abbé et tous les autres:
La pire des avarices: celle des sentiments.

lili

Anonyme a dit…

Un mot encore,
A L'abbé et tous les autres misogynes.
"Toutes les femmes sont des garces et tous les hommes sont des menteurs"
Voila un constat qui me laisse dans une incertitude douloureuse qui me pèse et me ronge.
Lili

PC a dit…

Mille excuses je m'en suis rendu compte trop tard.

Comment peut-on encore reprocher à Ferré d'avoir habité un château ?

"- Dis donc, Léo, ça ne te gêne pas de gagner de l'argent avec tes idées?
- Non. Ça ne me gênait pas non plus de n'en pas gagner avec mes idées, toujours les mêmes. Il y a quelques temps.
Vois-tu, la différence qu'il y a entre moi et Monsieur Ford ou Monsieur Fiat, c'est que Ford ou Fiat envoient des ouvriers dans des usines et qu'ils font de l'argent avec eux.
Moi, j'envoie mes idées dans la rue et je fais de l'argent avec elles. Ça te gêne? Moi, non! Et voilà!"

orfeenix a dit…

Chère Lili, toute erreur est bien pardonnable quand il s' agit d' une belle personne, garse était autrefois le masculin de garçon, en cela je vous l' accorde.

PC, je n' ai pas voulu être impolie avec Nocif mais m' étant trop contenue, je n' y tiens plus, si je puis dire, Férré est une ordure dans la vie, un anarchiste de pacotille et je mets sans un remord tout ce qu' il a produit aux vespasiennes, la musicalité n' excuse pas la merde, et dans le fond , je ne perçois que des immondices collés.

orfeenix a dit…

Je voulais dire Ferré était une ordure, mais le respect des morts vaut pour les vivants respectables.

orfeenix a dit…

Spleen and strings a une autre classe.

esprit-i-monde a dit…

Et pourtant nombre de bourlingueurs ont emprunté la voix Ferré...
Une ordure?.. tiens donc?.. J'ignorais ce détail.
Et celui qui Trenet plus gay qu'heureux à travers les doux charmes de France, aussi sans doute?
Vous me l'bouchez de coing.

Anonyme a dit…

Point d'offense PC, les mots n'engagent que ceux qui les écrivent.

Je ne reproche pas à Férré d'avoir habité un château en Toscane, n"ee à Monaco, fils du Directeur du Casino de Monte Carlo il avait incontestablement un certain talent dans la musique et l'écriture et un talent Certain dans la crapulerie des idées faussement anarchistes "de pacotilles " merci Orfeenix vous m'avez soufflé le mot.

'ai eu l'occasion de le voir en concert dans une petite ville d'eau ou j'accompagnais en cure ma marraine, il était au sommet de sa Gloire et je n'étais qu'une enfant. A l'entracte des jeunes ont demandé à entrer, il a refusé et les a laissé dehors alors que le théatre n'était pas complet.
Bien que enfant je me souviens d'avoir été mal à l'aise et attristée par cette attitude.
Je l'ai revue beaucoup plus tard en concert et toujours ce sentiment mélangé tour a tour séduite et déçue par ce personnage talentueux et complexe. M... à Vauban. Sacré Léo, inoubliable quand même.
Moi aussi ai emprunté la voix Ferré, bravo esprit-i-immonde pour ce trait d'humour.

Moi je ne vends mes idées à personne, d'ailleurs je n'en ai pas, mais j'habite un château.
Ca vous gène? Moi non! Eh Voila!
Lili

Anonyme a dit…

À Lili
Lili, il ne faut pas trop confondre les choses. Je comprends que les formules à l’emporte pièce peuvent nous agacer, nous nuire, nous vexer….D’ailleurs il n’y a rien de plus bête que les formules prises telles quelles, sans profondeur aucune. Elles (les formules) servent et sont nécessaire comme jalons à une pensée et ne forment pas par elles-mêmes une, ce qui revient à confondre le moyen avec la fin même si dans la vraie vie ils peuvent s’alterner dans certains processus et voir ainsi une fin servir de moyen temporairement. En prenant l’exemple des relations homme-femme, on ne peut que mieux être édifié sur la nocivité des formules. La chose qui est sûre et qui est connue même par tous les animaux et tous les végétaux, c’est la nécessité de se préserver et de continuer à exister jusqu’à ce que ce qui le permet ne le permette plus. Voilà la raison fondamentale de l’existence de la femme, l’homme et leurs relations. Toutes les autres considérations et tous les coups que l’homme et la femme se renvoient ne peuvent être que conjoncturels et sont liées à nos fadaises dans la plupart des cas ou à nos désirs de trouver des équilibres heureux même si cela ne se peut que d’une manière symbolique. C’est ce fameux équilibre heureux ou plutôt moins pénible que cherche la plus part des misogynes, en désignant l’autre, la femme de ne pas être d’un bon apport .Dire que «les femmes sont des garces et les hommes des menteurs » ne signifie pas grand-chose à part le fait de constater que si la femme est une garce, c’est qu’elle n’est pas satisfaite de sa condition ou qu’elle n’a pas de choix et si l’homme est menteur, c’est qu’il cherche à fuir quelque chose qu’il ne veut pas affronter pour une raison ou une autre. Mon intention n’est pas de vous donner des leçons, c’est juste pour partager avec vous et tout le monde une réflexion qui, comme toute réflexion, est un début à d’autres.
Le scarabée.

esprit-i-monde a dit…

J'avais entendu dire par Piaf, lors d'une interview: "entre l'homme et la femme, il faut créer un nouveau langage..." Cela m'avait percuté et je me suis contorsionné pour appliquer cela dans ma vie intime... Cela fonctionne!

esprit-i-monde a dit…

Je l'avais déjà souligné quelque part?.. j'ai cessé de vouloir trop comprendre l'autre, je me contente de mesurer avec un plaisir dissimuler la distance (l'estime) qui nous sépare encore... un peu comme le ferait un phytopathologiste, avec d'infinies précautions.
Laissant toutefois s'échapper le grognement sourd et caverneux de mon cerveau reptilien qui déteste l'étroitesse que produit l'orgueil de mon néocortex.

esprit-i-monde a dit…

Au fait orfeenix, j'aime bien quand tu es impolie avec moi, je me sent revivre!.. cela me donne des consistances.

esprit-i-monde a dit…

La vie est comme un marché aux puces, sans être pressé, il faut avoir une bonne idée de ce que l'on y cherche; comme par magie la chose fini par nous sauter aux yeux.

Anonyme a dit…

À esprit –i-immonde.
En fait, vous êtes un phénomène à vous tout seul. La communication est un problème sérieux quels que soient la personne et son genre. D’ailleurs plus les moyens de communication se multiplient moins on communique pour deux raisons adjacentes : le manque de temps et les préoccupations de chacun et chacune qui ont tendance à se différencier presque sans limite.
Le scarabée

esprit-i-monde a dit…

Je ne prétends pas communiquer ici.
J'ai besoin d'autres dimensions pour cela. "L' organisation" de chapelets de mots n'est pas mon fort.

esprit-i-monde a dit…

Cher Scarabée, je pense que ce n'est pas tant la communication qui compte, mais par où cela communique.
j'aime assez ce qui ne semble pas communiquer, ce que j'ose appeler l'effet homéopathique de la dialectique.

Anonyme a dit…

À Esprit-i-monde.
Si, vous communiquez même très bien. De ma part, c’était pour vous chatouillez un peu, je la ramène toujours sérieux mais sans gravité aucune.J'aime trop les personnes d'ici pour leur manifester de la méchanceté.Le scarabée

esprit-i-monde a dit…

Pour toi, ami.
http://josephdelteil.net/extrait.htm

esprit-i-monde a dit…

Un extrait extrudé d'un de ses propos pas que poétique:

LETTRE AU SUJET D'UNE PHRASE DE JESUS II

Mon cher Pab,

Ça vous a donc amusé, cette petite phrase ? Ainsi de tout Jésus II (et ce titre même est un signe, bien sûr). C'est l'histoire d'un fou, ne l'oublions pas, d'un authentique fou (j'appelle fou qui dans ce monde artificiel reste naturel). Les quatre chapitres du livre traduisent à mes yeux les quatre mouvements caractéristiques de tout homme . Le premier mouvement est l'amour, le pur et simple apostolat: Le second mouvement est l'action directe, la jolie croisade. Courir au feu... sauver un oiseau... sauver le monde... Le troisième, en cas d'échec (évident, hélas!) c'est l'appel à l'Autorité (le Pape?): la Politique. Le quatrième mouvement enfin (à la réflexion) c'est le recours au Moi, la terre ferme du Moi, la forteresse du Moi... le suprême recours, le pire, mais le seul... Le maquis de l'âme. La Mystique.

Extrait de Jesus II (1947), Œuvres complètes (Grasset), page 463

esprit-i-monde a dit…

Ou cet autre:

" Ecrire, c'est fraterniser; c'est fraterniser en jouant; c'est fraterniser en jouissant" .

"Ecrire : c'est faire l'enfant!"

PC a dit…

Ferré a maintes fois répété sa définition de l'anarchisme : "la négation de toute autorité d'où qu'elle vienne." Ce n'était pas un anarchiste encarté, "le drapeau noir c'est encore un drapeau !" disait-il.

Il aurait très bien pu reprendre à son compte la phrase de Brassens : Je suis anarchiste tellement que je traverse dans les passages cloutés pour ne pas avoir affaire à la maréchaussée.

Mettre Félix et Ferré dans des cases différentes, c'est au moins ne rien comprendre à l'un des deux ! Leur anarchisme est parfaitement similaire. D'ailleurs un anar' dans un château est autrement plus rebelle qu'un punk à chien. Et il a meilleur goût !

Encore une phrase citée par Félix qui aurait dû vous mettre sur la voie : "j'aime tellement l'Ordre que je n'en supporte pas la parodie." Ferré ne disait-il pas "le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir" ?

Dans un autre billet, Félix se qualifie d'anarchiste fascisant. Ce que vous exécrez dans la personnalité de Léo, c'est précisément sa tendance fascisante.

Ferré n'a jamais pu se départir de son éducation catholique et son oeuvre est empreinte de références chrétiennes, autre point commun avec notre hôte.

Il a été pour moi une révélation, comme on en compte peu dans une vie. L'homme et son oeuvre - sans doute la plus éclectique de la chanson française, si bien qu'on ne pourrait la réduire à la "musicalité"-, sont indissociables. Je ne me suis pas contenté de passer en boucle la quarantaine d'albums de sa production, j'ai dévoré dans la foulée les entretiens, biographies, archives de l'INA et autres sorties posthumes. Je lui pardonne d'avoir chanté le Paris de Cohn-Bendit. Les "révélations" d'Annie Butor : et alors ?

Vous pensez que Baudelaire était plus affable ? Tous les génies construisent leur mythe ! Citez-m'en un "tout propre" ?

Ordure, immondices, production de merde ? Ma pauvre Orfeenix qu'est-ce qui n'est pas passé exactement ? Sa misogynie plus que sa prétendue imposture anarchiste certainement !

orfeenix a dit…

Mon cher Nocif, ce n' est pas avec vous que j' ai été impolie, c' est avec PC, votre choix était justifiable, pas le sien, ce qui n' est pas passé c' est que les poèmes cités sont merdiques dans tous les sens du terme, et même si on peut trouver quelques points communs entre vos deux idoles, dont nous avons l' une en commun, cette dernière n' a jamais rien produit de merdique ni d' insultant car son moteur n' est pas le mépris, ni la suffisance mais l' appel au réveil de l' intelligence et si j' ai mal compris je ne veux pas le savoir car je n' aurai plus rien à faire ici.Ferré n' est ni anarchiste ni misogyne, il était seul par la force des choses, ayant perdu l' amour de sa belle fille , fille de sa compagne en cherchant à en abuser, je le vomis.

orfeenix a dit…

Je me fous de la merde et de la crasse, j' en vis, mais sans oublier que le ciel azuré reste au dessus.

esprit-i-monde a dit…

Bonsoir orfeenix,
D'où détenez-vous ce genre d'information possible? mais que j'ignore.

Pour ma part ce n'est pas grave, Ne m'intéressant pas aux podium, je suis comme les chinois traditionnels, je ne vénère tout au plus, que ceux qui avec fort peu sortent de leurs difficultés sans faire de bruit.

esprit-i-monde a dit…

Quant à Trenet, il était le seul à laisser repartir son public sans anxiolytique.

orfeenix a dit…

Je le tiens de sa belle fille, fille de sa compagne et sa seule famille, mais peu importe, je ne mélange pas l' oeuvre et la personnalité du créateur, sauf quand elles s' équivalent.Baudelaire n' était pas un bon amant, mais toute son oeuvre le fait amplement oublier, il s' agit de comparer des cours comparables.

Anonyme a dit…

Aux uns et aux autres, vous vous reconnaîtrez.
Moi non plus ne connaissez pas cette information sur Léo ça change quelque peu ma vision des choses.

Je suis venue sur ce blog grâce ou plutôt à cause de mon Ami disparu parce que je me sentais si seule, si perdue... j'y ai trouvé de la sympathie, de la compassion sans doute, peut-etre même de la compréhension; mais dans son ensemble les propos qui s'y échangent sont des chapelets de mots ou il y a plus de haine a fleur de peau que d'amour a moins que chacun essaye de faire de la surenchère intello-politico-littéraire par des exercices de style. Le monde ne s'en portera pas mieux pour autant et vous non plus.

L'organisation de chapelets de mots n'est pas mon fort non plus surtout quant ils sont fielleux.

N'en déplaise à Platon, rien de plus vain que les dialogues et les débats inutiles.
Ne laissons pas ce qui nous exalte par sa noblesse se ternir en fallacieuse palabre.

Non tous les hommes ne sont pas menteurs?
inconstants, faux et bavards peut être?
un brin hypocrites, peut-être?
orgueilleux et lâches, sans doute!
Méprisables?
Sensuel! pourquoi pas? et autant que tu voudras, que tu pourras, à condition d'anoblir tes émotions .
de les adouber sur l'autel de l'incomplétude, plus elles te comblent moins tu dois t'en satisfaire: l'extase est un sourire de l'invisible, l'assouvissement un soupir d'animal repu, l'innocence en moins.
Tes désirs? aucune contre -indication s'ils te procurent des extases aux ailes d'anges et non ces frissons louches dont tu reviens un peu sali comme au sortir d'une maison close, ou d'une cuite au mauvais vin.

On peut trouver des trésors sur les marchés aux puces et sans même les chercher, vous pouvez me croire sur parole. Prenez juste le temps de regarder, d'admirer ce qui est admirable, de rêver afin qu'adviennent les miracles inopinés d'une belle rencontre, d'un enchantement, d'une pensée neuve.

La quête de l'absolu relève de la mystique ou de la poétique.

Comme me l'a dit esprit-i-monde sentir tout à coup l'émotion des falaises qui s'effondrent après le départ si douloureux d'un Ami. Pourtant entourée d'une famille aimante et aimée. Suis-je une garce?
Comment expliquer ce que je ne comprends pas moi même.

Mon Ami du bout du monde bien qu'entouré lui aussi d'une famille dévouée , d'un exil librement choisi qui lui pesait et bien que traité comme un prélat de haut rang était lui aussi dans une grande solitude. Des complaisances réciproques, de la tendresse, du respect mais point d'amour.

Tout ce que j'ai pu lire ici de beau ou de laid m'a mis dans une grande détresse.
Lili

Anonyme a dit…

Un mot encore :
Toute cette cacaphonie sent bien mauvais.
Une question d'odorat comme j'ai pu lire plus haut.

J'ai mal a coeur (pas une image)
alors je vous quitte pour l'odeur du grand large , la neige qui vient, les dernières fleurs, mais si je vous quitte nous nous souviendrons et en se quittant nous nous retrouverons, un jour...
Lili

esprit-i-monde a dit…
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PC a dit…

Ferré, digne héritier de Rimbaud et Baudelaire comme en attestent respectivement ces deux excellents poèmes !

Le mépris est le moteur des grands pamphlétaires, dont Baudelaire encore une fois (explicite dans La Belgique déshabillée !) Et Céline !

Tu bosses pour l'Education nationale, tu es un relai de la propagande officielle, et c'est toi qui vas juger de la qualité d'un anarchiste ?!

En plus tu calomnies ! Ce n'est pas ce que dit Annie Butor (la belle fille en question) dans ses révélations, elle parle d'une relation ambigüe, à partir de ses 16 ans : "Je me suis éloignée volontairement de celui que j'ai longtemps considéré comme mon père, mais qui lorsqu'il m'embrassait laissait glisser sa bouche vers la mienne."

Sa seule famille ? Je te signale que c'est son fils Mathieu Ferré qui nous sort de précieux documents des tiroirs de son père et édite la plupart de ses disques enregistrés en dehors de Barclay (savais-tu que Léo fut le premier chanteur au monde à avoir claqué la porte d'une grande maison de disque pour se lancer dans l'auto-édition, de l'enregistrement des chansons jusqu'à l'impression des partitions pour les orchestres qu'il dirigeait lui-même ?) Editions : La mémoire et la mer.

Bref, il n'a jamais caché son attirance pour les nymphettes : "Les girls, ça se regarde où ça s'invente. En dessous de trente ans, c'est plus lisse, et c'est, des fois, encore un peu môme. Après, ça se froisse, et on les jette."

Du reste la chanson "Petite" est très claire à ce sujet : http://www.youtube.com/watch?v=xnt-aPcCd8k

Et si tu savais lire le poète que tu admires tant tu lui aurais compté ceci comme un nouveau point commun avec Ferré ! Outre son obstination à distinguer çà et là les pédophiles des nympholeptes, je te renvoie à la série de poèmes qui composent la dernières partie de son recueil Spleen & Strings : "La jeune morte" !

PC a dit…

À Lili :

Le public n'a pas à répondre [...] L'art c'est fasciste ! Vous connaissez un artiste de gauche ? [...] Le peintre c'est un tyran !

http://www.youtube.com/watch?v=AgP0kNuoQiw

esprit-i-monde a dit…
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esprit-i-monde a dit…

Ne te formalise pas trop Lili, "la vie de chacun est fonction de la capacité à la digérer."

En inde dans des rituels qui produisent des état de conscience hors de l'ordinaire bien maîtrisés, on consomme des boissons gazeuses pour aider à se débarrasser des scories de l'esprit (qui s'est égaré)...
Les renvois ont lieu quand les réponses se libèrent en nous.
Ceci est absolument véridique (je l'ai vérifié) et cela fonctionne...
l'effet est un peu près du même ordre que "d'entendre la pièce qui tombe" quand on comprend... quand se dégage, quelque chose de profond en soi; cette expression est bien connue, mais peu on pu la réaliser vraiment.
"KLINGsss!.."

Anonyme a dit…

Je suis mathématicien et je suis à l’aise avec le plus alambiqué raisonnement, mais dès qu’il s’agit de la souffrance humaine, je reste sans voix, tout vient à me manquer, le verbe comme le sujet. Tellement ils sont confus, tendus et inextricables que je me laisse soumettre à toutes les formes d’extravagance. Non seulement je me laisse soumettre mais je les (les formes d’extravagance) comprends de la compréhension, la seule probable qui explique que tout un chacun et chaque chose est un centre particulier respectable parce qu’il est dérisoire et non parce qu’il est tenable et infaillible. Sur ce, je tiens à m’excuser à plat ventre auprès de toute personne que j’aurais blessée de quelque manière que ce soit parmi les lecteurs de ce blogue. La palabre est connue comme un remède, certes insuffisante mais incontournable tant que nous restons des êtres du verbe et de l’action. Le verbe propose et l’action décide, le verbe défriche et l’action laboure ou encore mieux le verbe prospecte et l’action conquiert.
Avoir raison est un jeu attrayant, amusant, glorifiant et tout ce qu’on veut, mais à la fin il y aura toujours une raison qui aura raison de nous et contre laquelle on ne peut rien et peut-être, pour ne pas dire certainement, on ne pourra jamais rien. C’est pour cette raison que je n’ai jamais cherché à avoir raison. Comme mon « je » est anonyme, il ne peut avoir d’autre poids que le sien propre sur la balance du regard de chaque lecture que me lira. Étant sur le blogue d’un trouvère selon ses propres mots ou poète selon le commun, toute interprétation est légitime quelle soit en accord avec le sujet du blog ou en désaccord, peu importe! , mais voilà que je suis interpeler par Lili et cette phrase à elle : « Tout ce que j'ai pu lire ici de beau ou de laid m'a mis dans une grande détresse » Cette phrase me touche profondément sans avoir la capacité de l’expliquer. Alors Lili, je vous interpelle et vous dit soyez courageuse et vous ne vous laissez pas abandonner à la détresse, c’est une borgne dont il faut se méfier, elle risque de vous perdre.
Le scarabée

orfeenix a dit…

Chère Lili, mille excuses du fond du coeur, en aucun cas je n' ai voulu vous faire de peine, votre façon d' écrire est tout en grâce et finesse, comme une églantine, et jamais au grand jamais il ne viendrait je pense à qui que ce soit l' idée de vous insulter, on voit bien que vous êtes la sensibilité et la bienveillance même.En fait j' adore m' engueuler avec PC, parce qu' il est rigoureux et vérifie ses sources, contrairement à moi qui suis tout en instinct, et il me permet de comprendre quand je dis des âneries.On peut respecter les personnes malgré quelques noms d' oiseaux éparpillés par ci par là.Je me rends compte que je n' aime pas Ferré pour des raisons personnelles et empiriques donc très subjectives, en effet, j' aime la polémique, la " nymphettophilie" et la rage chez L' abbé ou les maudits, pas chez lui.Je crois que ce doit être aussi sa voix geignarde. Bref, je m' excuse d' avoir provoqué une polémique qui fasse fuir une commentatrice de qualité et tout le monde a compris j' espère que j' ai beaucoup d' admiration pour les personnes qui écrivent ici et aucune animosité loin de là.

esprit-i-monde a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
esprit-i-monde a dit…

Pc,
Je suis assez d'accord avec ton dernier commens'taire.
j'ai croisé quelques fois le fils de ferré qui apportait quelques bonnes bouteilles alaeddines du cru de son père à des amis communs (Hubert Grooteclaes, photographe: https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Grooteclaes) et j'avais ainsi l'occasion imbibé du propre sang de sa vigne, de causer du Ferré des soirées entières... J'ai croisé aussi ferré après différents spectacles. (Je ne donne pas dans les détails, cela me semble inutile).
Je ne doute absolument pas quant à moi, de la qualité de sa juste vision des hommes et de son intégrité incomparable.
Ceci dit: Ferré fait partie des nourritures préventives et immunisantes de mon enfance... je ne le regrette pas!

esprit-i-monde a dit…

Et avec toi aussi, mathématicien, je suis dac-Ô-dac...
Jette un coup d’œil sur mon blog, dans les liens,le deuxième: les nouvelles mathématiques... Cela donne une nouvelle perspective aux esprits embrigadés.
c'est un format pdf qui se charge.

Bien à vous... tous et soyez heureux d'être en lui.

orfeenix a dit…

Nocif on ne va pas le canoniser non plus,sa " juste vision des hommes " c' est qu' ils sont de la merde, ce n' est pas très élaboré, et qu' il ait un fils que je ne connais pas n' en fait pas non plus un bon père, c' est un esprit sans âme,ses textes sont durs et désespérants, mais je vous le laisse, je préfère rire que pleurer voilà tout.

Anonyme a dit…

À esprit-i- monde.
Je consulte souvent votre blog depuis bien longtemps, depuis 2009 si j’ai bon souvenir et j’ai déjà lu ce que vous avez écrit sur la mathématique. Je ne vous ai jamais laissé de commentaire pour la raison simple que je n’ai pas d’adresse e-mail et je ne veux pas en avoir. J’aime le contact direct avec les personnes que je considère plus expressif et plus riche. J’écoute et j’ai toujours écouté Léo Ferré, mais je ne me suis jamais arrêté au sens de ses expressions, de ses mots en particuliers, mais à l’ensemble composé de sa voix, sa musique et ses textes qui donne à son œuvre un génie tout particulier et enrichissant. C’est un peu la même chose en ce qui concerne Félix Lechat, tout est dans la tonalité et la structure de ses textes qui disent plus vraie sur notre monde que ne le disent les idées qu’il essaye d’y mettre. C’est ça la magie de l’art.
Le scarabée

Anonyme a dit…

Chers correspondants,

Ne soyez pas désolés et ne vous excusez de rien, je ne suis pas une enfant et sait faire la part des choses.
Très triste hier soir, parfois ainsi n'y prêtez point attention.
Les mots peuvent être tour à tour sublimes ou cruels, vous aider à vivre ou vous tuer tout dépend comme le dit esprit-i-monde de sa capacité à les digérer.
Les mots sont de faibles indices pour déceler la part de vérité de ceux qui les écrivent.
Pour le reste, flagrante uniformité du vocabulaire;
(Le style c'est l'homme , même l'absence de style c'est l'homme , banal ou sans qualité) On trouve parfois l'absence d'un vrai sujet derrière des mots interchangeables ou de propos passe partout, je n'en ai pas trouvé ici Dieu merci.
Paroles, paroles chantait Dalida.
Tonkin si érudit et qui était à l'affût de la syntaxe, du style, de la moindre virgule a échangé avec moi plus d'un millier de lettres au rythme de 4 à 5 mails par jour je veux dire par nuit car travaillant et avec le décalage horaire il m'a fallu prendre sur mon sommeil pour que Tonkin ai un courrier à chaque réveil courriers, (je n'aime pas le mot courriel) que j'ai imprimées et au moins 300 sms par mois, un trésor et un bonheur réciproque pour que nos âmes prennent de l'altitude, une addiction.
Une manncapablee pour les télécons!
Parfois écris dans l'urgence, lui malade, moi au travail , a la maison (ou je partage mon ordinateur) un vrai travail d'équilibriste, "bof avec de bonnes espadrilles disait il en plaisantant" ou encore en voiture, ou chacun tombant de fatigue sur le clavier. alors peu importaient le style, les fautes, la syntaxe et tout le reste.
Mes espadrilles n'ont plus de semelles et j'ai les pieds en sang.
Merci esprit-i-monde, Orfeenix, PC et Scarabée dont vos mots m'interpellent aussi.
Deux lignes écrites avec sincérité suffisent à mon bonheur.
Continuez à échanger avec honnêteté et sincérité et songez que demain vous aussi pouvez être mort.

" Si nous avons chacun un objet et que nous l'échangeons, nous avons chacun un objet.
Si nous avons chacun une idée et que nous les échangeons, nous avons chacun deux idées" (proverbe chinois)
Bien à vous
Bon dimanche
Lili

Anonyme a dit…

Commentaire écrit sur le fil du rasoir.
Je voulais dire : une "manne" pour les télécons!
lili

esprit-i-monde a dit…

orfeenix,
je ne fais pas confiance à ceux qui affamés se jettent sur la première pitance venue sans retenue, ne sachant pas contrôler leur ventre.
Ce genre d'hommes passent inaperçus dans nos sociétés d'abondances, mais dès que les circonstances se présentent leur âme, ils l'oublient dans une fosse.
Il faut des circonstances extrêmes pour découvrir la vraie nature d'un homme, d'une femme.
très peu sont capables de se sacrifier pour plus de dignité.
Alors, imagines tous ces dictateurs de conscience à la panse tendue qui prolifèrent de nos jours.
Il faut voir les circonstances réelles pour poser un jugement... surtout quand on tiens la corde de la guillotine.
Donc, jusqu'à preuve suffisante du contraire, j'ai pour habitude de tenter la confiance.

esprit-i-monde a dit…

Et puis, ne vaut-il pas mieux, un assassin en liberté qu'un innocent emprisonné?

esprit-i-monde a dit…

Si, je comprends bien, Scarabée, tu me surveilles. ;)

Anonyme a dit…

À esprit-i-monde
Vous usez d’un gros mot « surveiller ». Non, je vous surveille pas, je vous estime pour ce que vous faites comme réflexion et autre. Je suis quelqu’un de très indépendant et je déteste toutes formes d’organisation non pas pour elles-mêmes ou parce qu’elles me paraissent futiles, mais il s’y développe un instinct grégaire qui m’insupporte. Ni la gloire ni les honneurs ne m’ont attiré, à tout j’ai préféré une vie simple à la limite du dénuement avec un regard scrutateur et curieux pour tout ce qui me parait valoir quelque chose.

orfeenix a dit…

Nocif , en tout cas j' ai confiance en toi! Merci Lili, c' est une jolie leçon non moralisatrice mais je maintiens sans flatterie que le poème de notre hôte est plus dense que tous les Ferré de l' arène.

esprit-i-monde a dit…

Merci orfeenix,
L'abbée est un fameux alchimiste révélé; un de ces jours, il va nous faire péter la baraque.

esprit-i-monde a dit…

Scarabéé,
Nous avons ce point commun, que je n'éprouve pas le besoin viscéral de briller...
par contre, le partage de la pensée, de l'esprit "dénudé" qui seul résiste aux siècles est pour moi fonda-mentale dans cette dimension.
Il résulte de notre petit passage, ici bas et de la lutte qui s'y déroule, cette quintessence, pour le mieux ou en plus mal.
J'espère que tu as feuilleté "la Deltheillerie" de Joseph D. Ce homme était remarquable de simplicité ayant fuit les feux de la rampe, malgré une réussite littéraire rapide.
Sa pensée est le simple cheminement d'un ruisseau...

Que "l'esprit-monde" soit aussi en toi!.. il est déjà en dehors.;

Antan a dit…

Commentateurs, qui êtes vous, d'où venez vous, où allez vous ?

Anonyme a dit…

Je suis bien d'accord avec vous Orfeenix en ce qui concerne notre hôte mais vous me pardonnerez si j'ai encore malgré ces dérives et sa complexité un faible pour Férré. Il a bercé mon enfance enfin, "bercé" n'est pas le mot qui convient, disons peut-être accompagné, révélé en moi certaines choses ou plutôt comme le souligne esprit-i-monde "nourriture préventive et immunisante" pour la suite.
Rajoutez un s a "mort" dans ma dernière phrase et excusez avec bienveillance toutes mes autres Fautes, nombreuses...
Bien à vous avec respect.
Lili

orfeenix a dit…

Chère Lili, je connais par coeur c' est extra, avec le temps et jolie môme que je chante sous la douche avec ma voix de crapaud, c' est surtout un des poèmes que j' ai trouvé avilissant pour le genre humain, je vous souhaite un dimanche tout en dentelle de givre ensoleillé à l' image de votre style, bien à vous.
Antan je vous souris et à tous d' ailleurs merci pour cette houleuse et charmante réception monsieur l' abbé.

Anonyme a dit…

@ esprit-i-monde.
J’ai forniqué*avec les grands de la politique et toutes sortes de personnes ambitieuses, pour certains de mes savoir-faire. Mais à chaque fois que l’occasion de les fuir s’est présentée à moi, je l’ai fait sans hésiter pour retourner à mon élément naturel. Dans mon entourage fait de gens simples qu’on traite souvent d’imbéciles ou de beaucoup de noms d’oiseau, je suis très sollicité et je ne refuse jamais de m’y impliquer. Je suis très occupé et là maintenant je profite d’un répit sinon cet échange n’aurait pas été possible. Je vous souhaite une bonne continuité à vous et tous ceux qui font œuvre utile de leur temps. Pendant un temps, m’avait démangé l’envie de débattre avec vous sur l’univers et son élasticité, et sur ce qui influence la conception scientifique pour la faire infléchir dans un sens ou un autre. En résumé, les pouvoirs de natures diverses et les idées préconçues pour ne pas dire religieuses en sont pour beaucoup.
Le scarabée. * à prendre au figuré.
@ Antan
« Commentateurs, qui êtes vous, d'où venez vous, où allez vous ? » Ébauche de réponse : Attirés par les cris d’un trouvère, bipèdes venant d’horizons divers, une fois là, chacun se sent en devoir de dire son mot pour et pour avant de retourner en soi, ce lieu d’où on vient, où on est et où on va pour se rencontrer avec soi qui est l’autre et toujours l’autre sans lequel on n’existerait pas. L’autre c’est n’importe qui, mais beaucoup préfère le figurer pour le reconnaitre ou l’unifier et le grandir pour se donner de l’importance en se présentant comme son représentant ou pour trouver une aile protectrice lorsqu’on se sent abandonner de tous.
Le scarabée

esprit-i-monde a dit…

Cher Scarabée,
Je suis arrivé à la conclusion, qu'il y a une rétention et "déformation" volontaire concernant les sciences élémentaires (chimie et physique) enseignées, aidée d'une certaine mathématique, destinée à empêcher le commun des mortels (la masse) à accéder aux étages supérieurs.

C'est ainsi que lorsque l'on parle d'initiation, il ne s'agit en fait que de révélation. (voir la nouvelle mathématique)

Si tu compare ce fameux boson à l’étheron, tu remarqueras que la fonction est la même (le support de la matière), mais noyé avec d'autres mots de telle sorte que l'on ne puisse percevoir la supercherie passée.

Cela signifie, "qu'il", (ceux qui contrôle ces sciences) sont devant une impasse, un plafond constitué par un mensonge originel... Ils doivent ramener l'air de rien une nouvelle vision, une vision qui devrait révolutionner tous ce qui à été réaliser en matière scientifique.
L'accélérateur réaliser pour cette découverte, est un effet bidon, représentant un effort vers une connaissance soi-disant nouvelle (c'est cher donc c'est vrai), une espèce de totem mondial.

Se pose un problème, comment démanteler et reconstruire à la base tout cet égarement qui pourrait bouleverser le tissus complexifiés des intérêts financiers en jeux, c'est du même ordre que le démantèlement des centrales nucléaires, chose impossible, mais non vendue comme telle aux populations au moment de leur création.
Sur ce dernier point, j'ai rencontré l'ingénieur français qui était chargé d'intervenir pour la vente des centrale à la Belgique.
Il faut savoir que la facture à été majorée, pour chaque consommateur, de frais pour le dit démembrement.
Il fallait à l'époque rendre la chose plausible mathématiquement dans l'esprit des populations; "en les faisant payer", celle-ci était rassurée quant à l'état des connaissance.
Et dixit l'ingénieur rencontré: "après nous les mouches".

J'essaye en peu de mots de vous donner la teneur de cette machinerie, ce poker subtil (construit pas "le vrai" pouvoir du mal, bien entendu) qui laisse beaucoup de monde dans le questionnement depuis des siècles.

Qui, comment, où, quand, c'est déjà pas mal, mais pourquoi, c'est mieux.



esprit-i-monde a dit…

Toutes les sciences (y compris la politique) ont deux chemins, le vrai et le faux...
Ce monde inscrit dans le faux s'oppose à tous ce qui pourrait participer à la véritable révélation (libération).
Mais, il s'agit pour les médaillés du système, de se remettre en question à un point qui génère la nausée (voyez ne fusse qu'un flic, agent du détersif).

esprit-i-monde a dit…

Je considère donc que la philosophie offerte au peuple, n'est devenue qu'un moyen, comme les mathématiques ou autres, de maintenir les populations dans des labyrinthes d'idées impraticables, au même titre que les débats télévisés et autres informations basées sur l'émotion erronée inter-agissant sur leur système endocrinien perturbé, que ce soit par l'alimentation chimique et bien d'autres effets néfastes.

Je n'ai pas d'autres mots, si l'éveil ne se fait pas: troupeaux d'humains.


esprit-i-monde a dit…

Les gens s'imaginent qu'un rôle sur cette terre n'est que métier (esclave de luxe)... Elle est bonne celle là!
je sais d'où je viens, je sais où je suis, et j'espère encore y retourner.

Anonyme a dit…

A esprit-i-monde
Bien que le message ne me soit pas destinée et que je n'ai pas eu le loisir de feuilleter "la Deltheilleurie" de
Joseph D cet homme remarquable. Je répondrai juste sur la belle phrase de esprit-i-monde qui m'interpelle et qui me rappelle à un exposé que j'avais eu à faire dans mon travail.

"Sa pensée est le simple cheminement d'un ruisseau..." Comme c'est joli! Ca coule de source.

Ainsi on peut faire allusion au débit, ou à la fluidité de l'eau avec les mots.
Au langage fluide, au langage sans heurt, au langage qui assouplit et qui apaise et non l'inverse.
Enfin c'est ainsi que cela devrait-être et ce blog, bâteau ivre dans lequel je me suis embarquée à mon insu, seule aujourd'hui bien que le connaissant par mon Ami TonKin devrait s'en imprégner.pour ne pas sombrer. Dans tous les poètes évoqués romantiques ou maudits, le véritable domaine, pour étudier et comprendre l'imagination c'est l'oeuvre littéraire, c'est le mot, c'est la phrase.

"Alors combien la forme est peu de chose! comme la matière commande! quel grand maître que le ruisseau."
Le dormeur du val de Rimbaud, dans "Nid de verdure ou coule une rivière "dort" les pieds dans les glaïeuls...
Le poète jouera de la liquidité des phonèmes:

"Le ruisseau rigole et la rigole ruisselle"

La source est bien dit Paul Fort " le verbe se faisant eau" et le poète trouvera son bonheur dans le langage humide à l'intimité profonde.

Enfin ceci pour dire que la phrase et les mots sont le simple cheminement du ruisseau comme l'évoque esprit-i-monde.

"Venez ô amis, dans le clair matin, chanta les voyelles du ruisseau! Ou est notre première souffrance? c'est que nous avons hésité à dire... Elle est née des heures ou nous avons entassés des choses tues.

"le ruisseau vous apprendra à parler quand même, malgré les peines et les souvenirs..." (Bachelard)

Et l'on saisira toute la souffrance d'Aragon lorsqu'il évoque sa bouche pleine de mots tus.... même si l'on n'est pas d'accord avec le personnage. Il y aurait la beaucoup à dire mais ce n'est pas le propos.

Les mots, la parole, délivrance d'une douleur peut-être? c'est pourquoi je suis ici aujourd'hui.

"Cache ta vie" disait Epicure, cache tes bonheurs, tes douleurs aurai-je du me taire? sans doute! je n'ai pas su, je n'ai pas pu.
Lili


Anonyme a dit…

A PC qui a dit : Vous connaissez un artiste de gauche?

Que diriez vous de Jean-Ferrat? le plus honnête me semble-t-il.
Lili

Anonyme a dit…

Chère Orpheenix, tout en dentelle pour le style, comment avez vous deviné? Mais point de soleil, le givre reste au coeur et j'ai froid, très froid.
Merci
Lili

Anonyme a dit…

Insomnie!
Et tout à coup me vient en mémoire ce que disait Cioran:
"qu'un homme survécut à sa passion, cela suffisait pour me le rendre méprisable ou abject: c'est dire que l'humanité m'était de trop."
Lili

Anonyme a dit…


@ esprit-i-monde
Il me faut être succinct pour ne pas trop polluer l’espace de notre hôte. Postulat : à toute existence, une préexistence, à limiter au tangible et à l’observable pour ne pas se perdre. Mais avant, quelques remarques : 1) Nous créons des systèmes matériels et mentales, soit pour nous expliquer notre monde, soit pour répondre à des nécessités. Si elles ne le sont pas, c’est qu’un pouvoir quelconque en a fait des nécessités ou les a fait admettre telles. Le pouvoir est la manifestation de la volonté de se surpasser en se constituant en corps fort. À tort ou à raison, c’est une autre question, comme l’est aussi ce qui le justifie et le conforte, au même temps que ce qui fait que les esprits obtus en font une volonté de dominer. 2) De la nécessité, l’outil. De l’outil et son perfectionnement à toujours plus de regroupement (ou de socialisation) et à plus d’espace à l’esprit techniciste qui a toujours dominé et domine encore avec plus de force au détriment du reste des connaissances humaines. Ces remarques sont aussi des repères pour situer la suite.
La mathématique est un artifice ou une astuce de l’esprit qui nous vient de nos sens dont la faculté première est la distinction ou la différenciation pour la raison évidente de triller entre ce qui peut nous être utile et ce qui peut nous être nuisible. Différencier, c’est diviser et nommer (mémoriser) pour ensuite associer et catégoriser ou classer et nommer de nouveau (mémoriser), ce qui est l’addition ou la multiplication. Si on ne faisait pas de distinction entre plusieurs pommes, il nous aurait été impossible de les additionner. Donc la mathématique est un outil de l’esprit et ce qu’on fait de cet outil est un autre problème comme de la plupart des outils que nous créons. La problématique centrale de notre condition ne se situe pas au niveau des outils mais au niveau des systèmes que nous nous forgeons qu’il soit mental ou matériel.
Cher esprit-i-monde, votre constat est juste et je le partage mais il reste un constat qui fait l’erreur de donner un excès d’intelligence à ce qui n’en a pas. Je ne tiens pas à rentrer dans certains détails mais je peux dire que c’est vrai qu’il y a un mensonge originel que s’appelle le prestige du toc, briller pour éblouir, éblouir pour dominer. C’est vrai que la connaissance scientifique actuelle a pour unique but de prouver la réalité des buissons ardents et autres dérives du même genre. On se reprendra plus tard, je crois que j’en ai assez abusé de cette espace.
Le scarabée

Anonyme a dit…

@ Esprit-i-monde
Vous remarquerez des fautes d’orthographes qui sont indépendantes de ma volonté, je me relis dans ma tête quand je relis mes textes tout juste après les avoir écrits. Il me faut un temps pour me rendre compte de mes fautes. Au lieu de : mentales, c’est mentaux et au lieu de : qu’il soit mental ou matériel, c’est qu’ils soient mentaux ou matériels. Comme quoi, chacun à ses travers qui sont sans importances tant qu’ils ne nuisent pas à autrui.
Le scarabée

esprit-i-monde a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
esprit-i-monde a dit…

Lili, quel plaisir de vous lire, merci.
Le Scarabée, il est vrai que nous "polluons" un peu cet espace, mais,je pense que l'abbée apprécie de voir que l'on fait usage de sa pleine de jeux.

10 juin 2013 07:55
Supprimer

Antan a dit…

@Anonyme
Le scarabée

Joli ça !
Un grand merci pour votre composition, j'ai beaucoup apprécié.
Pour une ébauche c'est un coup de Maître.

Anonyme a dit…


@ esprit-i-monde
Si la mathématique est une représentation à cent pour cent fidele à la réalité, une bonne partie de ses développements prouvera que l’univers est élastique et non le contraire qui prêche l’extension à l’infini. (Élasticité= compression et décompression ou extension et restriction). Sinon comment expliquer que le plus petit espace ouvert sans trou est de la même « puissance » de tout autre espace ouvert sans trou aussi grand soit-il. C'est-à-dire qu’il y a autant de points ou d’objets dans l’un comme dans l’autre. Ou autrement, comme cela se vérifie plus aisément sur la droite des nombres réels : tout segment ouvert de cette droite est de la même « puissance » que la droite qui le contient. Chacun a autant de points ou d'objets que l’autre puisqu’il existe plusieurs correspondances, relations ou fonctions qui l’attestent. À bientôt à tous, le scarabée
@ Antan, merci pour tes compliments quoique je ne pense pas avoir de mérites particuliers. On en a tous à des degrés différents dès qu’on daigne sortir des frontières de notre propre sphère ou cercle. Le scarabée

esprit-i-monde a dit…



http://vimeo.com/65565054